La joie

Publié le par sandrin

Partie du désir  d'illustrer un livre de Christian Bobin, Le très-bas (à lire urgemment)qui raconte sur un mode très poétique la vie de St François d'Assise, modèle selon moi de l' homme de joie, je cherche  à peindre "la joie".  

Quelle substance  donner à ce qui n'en a pas et qui   relève d'un pur ressenti ? Entre  le jet et l'envol, le plein et le délié, la joie est légère et puissante, elle ondoie et se propage. Bien plus mobilisatrice à mon sens que le bonheur, plus terre à terre, souvent confiné au confort, réduit au bien être, moins mystérieux en tout cas : on cherche le bonheur, cherche-t-on la joie ? C'est que la joie ne peut se laisser enfermer, ne supporte aucun carcan, surtout pas celui de la routine.

Ma première tentative de 2017, pour l'instant l'unique :

la joie, acrylique sur toile, 110x140

 

Et voici que visitant l'exposition de Derain au centre Pompidou je suis tombée sur sa proposition.

Derain, La joie

Bien sur, l'allégorie, et  la danse ! Une danse tout juste esquissée, dans un décor  vaguement champêtre, des corps nus, des abandons. Les couleurs sont plutôt ternes. La joie je la vois orange,  jaune. Sinon incendiaire, du moins lumineuse. Et pourtant dans le tableau de Derain, le mouvement suffit à évoquer un sentiment/sensation. Peut-être même que des couleurs trop vives auraient été redondantes. 

Finalement St François, tout d'humilité dans sa tunique rapiécée, les pieds et la tête nus,    dansant dans les vallées ombriennes, pourquoi pas ? Prêchant et dansant. Prêchant par la danse. Sans mots. Un simple étourdissement -ou ravissement - de la raison pour laisser au cœur la  pleine liberté de s'exprimer...

A suivre.

Publié dans Art, A lire urgemment

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
La première avec le phoque pourrait exprimer la joie et sa nébuleuse interprétation céleste.<br /> La seconde est plus simple, plus concrète, j'aime les deux.<br /> Bonne soirée<br /> @mitié
Répondre